Dungeon Crawl Stone Soup : Les sauvegardes c'est pour les fiottes



  • Au début, y avait Dungeon Crawl. 'Pis le développeur, il en a eu ras le cul, alors les mises à jour se sont arrêtées. Heureusement, y a une bande de mecs qui ont repris le truc et qui le mettent régulièrement à jour (très régulièrement, y a quasiment des nouveaux trucs chaque jour).

    Description

    Dungeon Crawl, c’est un roguelike gratuit qui fonctionne sur PC, Mac, et sûrement Linux parce qu’un truc open source qui tourne pas sur Linux c’est pas vraiment open source, mais j’irai pas vérifier. Le but du jeu est assez simple : le personnage est lâché au premier niveau du donjon, et il faut descendre pour aller chercher l’orbe de Zot et le remonter. Sauf qu’en fait, c’est hardcore.

    Parce qu’il est impossible de sauvegarder sans quitter : on ne revient pas en arrière. Une fois mort, il faut créer un nouveau personnage et recommencer, en apprenant de ses erreurs à chaque fois. Le donjon est généré de façon aléatoire, avec quelques constantes : il y aura toujours certaines branches qu’il est possible (mais pas obligatoire, dans une certaine mesure) d’explorer, mais la carte changera à chaque partie. La localisation des ennemis, la génération des armes et armures au sol et dans les mains des ennemis, des objets en général (et il faut tout identifier), tout a une part de hasard.

    Pour faire face à l’adversité, il est alors nécessaire de bien choisir son personnage : sa classe, mais surtout son espèce, qui conditionne bien plus ses possibilités d’évolution. Il y en a 26 en tout, et certaines ont des capacités très spécifiques (possibilité de voler, de ne pas avoir besoin de manger - il faut manger, de se régénérer vite, de boire du sang en guise de nourriture, d’être très rapide, très lent (ça peut aussi servir)…).

    Le tout est au tour par tour, donc jamais d’urgence : dans une situation difficile on s’arrête, on observe toutes les possibilités, et on fait au mieux. Le but du jeu, surtout au début, c’est de réussir à se préparer suffisamment pour survivre, jusqu’au bout avec du bol.

    Je vais commencer une partie en prenant des screenshots et en les commentant, ça donnera une meilleure idée du gameplay.



  • :bande:



  • Y a une limite d’images par post ?



  • 10,000 sinon 10 je crois.



  • Bon je ferai en trois fois, c’est une présentation vite fait.



  • powerpoint?




  • Poooom poooom poooooooom


    Dungeon Crawl lance une nouvelle partie, tutorial je pense que tout le monde comprend. Le hint mode, c’est une partie avec des aides contextuelles il me semble. J’ai jamais essayé. Sprint c’est un mode de jeu velu, avec des ennemis et une carte fixés mais où chaque action doit être faite au quart de poil. Instructions, c’est le manuel, et enfin l’arène sert à envoyer un groupe de monstre contre un autre groupe de monstre, pour voir qui c’est l’plus fort.


    On lance une nouvelle partie, et on se retrouve là. C’est l’écran de choix de race. Je prends Spriggan : ils sont petits, donc durs à toucher, très rapides, très discrets. Ils sont complètement herbivores par contre, mais ils ont pas besoin de manger beaucoup. Ca peut quand même poser problème.


    On arrive ensuite à la sélection de classe. Dans Crawl, la classe conditionne surtout le début du jeu : ça permet de se donner un coup de pouce dans la direction où on souhaite emmener le personnage. On peut commencer gladiateur et maîtriser tous les sorts de feu. On voit que certaines classes sont en grisé : c’est parce que le jeu les déconseille pour la race que j’ai choisi. Y a aussi certaines races qui ont des classes tout simplement interdites. Les classes sont rangées par type : Warrior pour le corps à corps, Zealot pour les classes rattachées dès le départ à un dieu (on peut en rejoindre un quand on en a pas dès le début, sous certaines conditions, ou quitter le sien mais il y faut s’attendre à des représailles), Warrior Mage et Mage s’expliquent d’elles-mêmes. Adventurer, ce sont les classes un peu à part : l’artificier repose sur l’utilisation d’objets du style baguettes magiques (qui ont différents effets), anneaux magiques qui ont une certaine capacité ou paquets de cartes magiques. Le wanderer commence avec des skills et des objets au pif, parce qu’il est ghetto comme ça.

    Je choisis un Berserker parce que je chie sur le torse du jeu et de ses conseils.


    On commence comme ça. Enfin pas toujours, la salle de début change à chaque partie. Mais on commence comme ça : la carte (à droite, au dessus de l’inventaire) est complètement recouverte, il faut explorer pour la compléter. Le Spriggan Berserker commence avec une peau de bête, une hache et une potion de porridge (eh ouais) pour se nourrir.


    En se baladant un peu, la carte commence à se découvrir. Y a des objets partout sur le sol du donjon, mais le Spriggan est petit et peut pas équiper ce qu’il y a au sol.


    Les ennemis du début, c’est du classique : gobelins, bestioles.


    Ils sont rarement très dangereux. Enfin, ça dépend de la classe : un mage l’attaquera de loin à coups de sort. Ou le monstre peut avoir une arme puissante pour le début de jeu (avec un effet genre poison ou électricité) et t’ouvrir le fion en deux. Là ça se passe sans soucis.

    On voit aussi que Trog accepte toute cette violence : Trog, c’est le dieu que suivent au début les berserkers. Il encourage la violence physique et déteste la magie : je gagne de la piété à chaque fois que je tue quelque chose, encore plus si c’est un mage. Je me fais taper sur les doigts à coups de règle en acier +3 si j’apprends un sort ou que je m’en sers, tant que je le suis. Je peux aussi sacrifier un cadavre en priant dessus, il aime ça. Avoir assez de pitié sert à plusieurs choses : on gagne des pouvoirs (j’en ai un depuis le début, je le montre un peu plus tard), et selon le dieu, il peut offrir des objets, souvent assez puissants, voire très. C’est aussi pour ça que les classes qui commencent athées ont tout avantage à trouver un autel d’un dieu qui correspond à leurs aspirations au plus vite pour se convertir.


    Là, on voit le résumé des skills à la place de l’inventaire. Je commence avec Fighting, Dodging et Axes. Avant d’en parler plus, il faut regarder du côté du statut, en haut à droite : on voit mon niveau d’expérience, XL 1, et aussi Exp: 24. Quand on tue un ennemi, on gagne de l’expérience qui sert à monter en niveau. On gagne aussi des points qui vont dans le pool d’expérience (montré par le Exp: 24). Ces points vont dans un skill à chaque fois qu’on l’utilise. Si on me tape dessus alors que j’ai de l’expérience en stock, je vais entraîner dodging, si je tape je vais entraîner le skill lié à l’arme que j’utilise et fighting. On voit aussi des bonus et des malus : les Spriggan sont mauvais en ce qui concerne l’utilisation de haches, donc je désactive le skill pour ne pas mettre d’expérience dedans, en attendant de trouver une arme qui rentre dans la catégorie Short Blades, où ils ont +2 (et donc qu’ils entraînent plus vite).

    On peut gérer comme ça là où va l’expérience et spécialiser au mieux son personnage, selon ce qu’on veut en faire. Y a des skills pour différentes écoles de magie, pour les armes de lancer, et différents skills spécialisés : esquive, discrétion, stabbing (assassinat des monstres endormis, confus, ou qui n’ont pas remarqué le personnage), invocations pour utiliser les pouvoirs de certains dieux, evocations pour l’utilisation des pouvoirs des objets magiques…


    Je trouve une dague, c’est une lame courte : je remplace ma hache. Les dagues font très, très mal en stabbing, ça sert quand le skill est entraîné.




  • Quand on a pris trop de dégâts, on peut choisir de se reposer et chercher : on use un certain nombre de tours pour récupérer sa vie. Les monstres peuvent s’approcher et interrompre le processus. Il faut aussi faire attention à la faim, mais c’est le tout début donc on peut y aller.


    Paf, résumé des dernières actions : on voit le skill qui monte en niveau. Pour le début du jeu, c’est très bien : je vais être dur à toucher. Enfin…


    On gagne aussi les skills qu’on a pas en les utilisant (avec de l’expérience en stock). On peut théoriquement avoir tous les skills au niveau maximum (27). Mais c’est de la folie furieuse.


    Je descends d’un étage, et je tombe sur une amulette : comme dans tous bon rpg, ça donne des bonus particuliers. Mais je sais pas ce que c’est avant de :

    • l’essayer, mais c’est pas sûr de l’identifier. Ca dépend du pouvoir.
    • utiliser un parchemin d’identification.


    Je l’essaye, et elle est maudite. Les objets maudits sont en général bien pourris, genre perte de points de stats, téléportation aléatoire, ce genre de choses.

    On voit aussi qu’en tuant quelque chose, je suis monté d’un cran en piété avec Trog (le nombre d’étoiles au dessus de la barre de vie). Ca me permet de l’appeler à l’aide pour être mieux protégé contre la magie d’avoir un bonus de régénération, en échange d’un peu de piété et de satiété.

    Je vais devoir lire des parchemins au pif pour enlever la malédiction.


    Après identification, c’est une amulette bénéfique. Elle protège contre les créatures invoquées, mais bon je m’en fous un peu, y en aura pas avant quelques niveaux. J’essaye aussi une dague en espérant qu’elle ait un effet intéressant, et se trouve être maudite, alors que l’autre me convenait très bien. J’ai aussi deux monstres au cul, mais ça me semble gérable. Sauf si la dague que j’ai récupérée a des stats pourries… Ca a l’air d’être le cas, même quand je touche, je chatouille.


    Comme j’avais plus de vie, je balance le pouvoir spécial de Trog : berserk. On peut devenir berserk de plusieurs manières : une certaine potion, une mutation super chiante, ou une amulette, mais la meilleure manière c’est en utilisant le pouvoir conféré par Trog, loué soit son nom. Être berserk a plusieurs avantages : on est carrément plus balaise, carrément plus rapide, et ça augmente le nombre de points de vie de façon temporaire. On finit aussi épuisé et ralenti pendant la descente, et ça s’arrête très vite si on est pas en train de taper sur quelque chose.


    Je trouve enfin de quoi retirer les malédictions sur mon équipement, et je reprends ma dague. Les stats se lisent comme ça : +2, +1 pour +2 à la précision, +1 aux dommages. On peut enchanter les armes dans ces deux domaines, ou les trouver déjà enchantées (ou se les faire offrir par son dieu). Ca peut aussi descendre dans le négatif.


    Paf, sarbacane et fléchettes empoisonnées au niveau 3. C’est utile si on entraîne le skill, et très utile si on est plus rapide que son adversaire : on le flingue, et on s’éloigne une fois qu’il est trop près, sans qu’il puisse nous rattraper.

    Je suis aussi passé au niveau d’expérience 3 entre temps : tous les 3 niveaux, on choisit une stat dans laquelle mettre un point, entre Str (force), Int (Intelligence), et Dex (dextérité). Chacune joue sur un aspect du personnage, de manière assez évidente (force : dommages, intelligence : magie, dextérité : vitesse et esquive), mais aussi en conditionnant l’utilisation des armes : certaines favorisent la force, d’autres la dextérité.


    Berserk prend son tribut : Doo Doo a faim. Le niveau de satiété descend au fil du temps, et selon les actions du joueur : la magie, selon le niveau du sort, certains pouvoirs liés aux objets, comme l’invisibilité, et les pouvoirs divins comme berserk. J’ai de quoi manger, tout va bien.




  • En descendant, je tombe sur un monstre unique. Il y en a plusieurs dizaines, et ils sont disséminés de manière aléatoire dans le donjon : on peut ne pas en croiser certains selon la partie. Ijyb doit être le plus faible de tous, mais je passe quand même berserk par sécurité.


    … Pour crever comme une merde en descendant trop vite d’un niveau. Les centaures sont balaises, et j’ai été imprudent. C’est la fin pour ce personnage, ça a été court.


    On nous montre ce qu’il y avait dans l’inventaire après chaque mort.


    Et on termine sur le classement de tous les personnages qu’on a eu jusque là. Celui ci finit 228e, c’est naze.



  • Beau topic Stefo Oni. :screen:

    On peut y jouer sur Steam?

    Je vais l’essayer ce weekend, ça a l’air plus balèze que le jeu de dolphin mais bon j’aime les challenges.



  • Euh sur Steam je pense pas, mais c’est les soldes toute l’année pour ce jeu donc bon… :napo:



  • Sinon pour s’habituer doucement aux roguelikes y a POWDER et desktop dungeon.



  • pfff ya pas de regen auto. :consoleux:



  • En tout cas ça tournera sur mon netbook en vacance, faut une souris pour donner des coups d’épée ?



  • Hmm faudra que je teste quand j’aurais le temps.
    Sinon c’est moche et vieux, donc c’est nul :consoleux:



  • @‘stefostef’ said:

    En tout cas ça tournera sur mon netbook en vacance, faut une souris pour donner des coups d’épée ?

    Non pas du tout, à la base c’est fait pour être joué intégralement au clavier, la souris c’est du bonus.

    @Sissi : y a du regen auto, mais c’est lent et ça a un prix :gay:

    @Cacao C’est moche, mais c’est pas vieux. C’est encore en développement là, y a la version 0.9 qui est accessible en beta et qui change quasiment chaque jour. Apparemment là ça rajoute une espèce (des poulpes pas résistants mais qui peuvent porter huit anneaux) et quelques petits changements de gameplay. Et puis bon, à la base ça ressemble à ça :



  • Ce SAV de folie :love:



  • Ouaip… j’suis pas sur que ça m’ait donné envie de me lancer dans ce genre de jeu, par contre c’est clair plus personne va créer de topic pour un autre jeu… Y a du niveau là.



  • @‘TaLoche’ said:

    Ce SAV de folie :love:

    T’es un peu obligé avec ce genre de jeu… Là j’ai à peine gratté la surface, le wiki est gargantuesque. Y a des tonnes de paramètres et de possibilités, c’est ça qui fait l’intérêt du truc.

    @Bigoud1 : C’est vrai que c’est QUE POUR L’ELITE DE L’ELITE des névrosés. Légèrement. Tu peux quand même essayer Desktop Dungeon, c’est un roguelike lite, proche d’un puzzle game. Les parties durent pas plus de dix minutes, et c’est du Derek Yu (Spelunky, Aquaria) donc c’est forcément bien.



  • @‘Oni’ said:

    QUE POUR L’ELITE DE L’ELITE

    Un truc de gonzesse donc

    Bon ton dernier exemple, étant possesseur d’aquaria (beau et très “onirique”), m’interpelle déjà plus.